Les toutous des écrivains russes (dans la vie et littérature)

Parfois on doit la naissance des œuvres de génie à la présence d’amis à quatre pattes à côté du maître. Voici une merveilleuse amitié entre les écrivains russes et les chiens.

Anton Tchekhov

Хорошему человеку бывает стыдно даже перед собакой. 

(« Une bonne personne a honte même devant un chien.)

Anton Tchekhov

Anton Tchekhov était un grand fan de teckels, il en avait deux. Tchekhov a choisi les noms de ses animaux de compagnie comme un véritable médecin: Brome et Quina (la quinine) – les médicaments les plus populaires de son temps.

Dans ses lettres Tchekhov décrivait en détail la vie de ses toutous: «Les teckels Brome et Quina vont bien. L’un est adroit et flexible, l’autre est maladroite, grosse, paresseuse et sournoise. Le premier aime les oiseaux, la seconde enfonce son nez dans le sol. Les deux aiment pleurer par excès. Ils doivent être punis presque tous les jours car ils attrapent les malades par le pantalon, se disputent quand ils mangent, etc. Ils dorment dans ma chambre. »

Des chiens aux races et avec des destins différents sont apparus dans les œuvres de Tchekhov: « Caméléon « , « Kaсhtanka« , « La Dame au petit chien« , « La cerisaie« .


Vladimir Maïakovski

Я люблю зверье.
Увидишь собачонку –
тут у булочной одна –
сплошная плешь, –
из себя
и то готов достать печенку.
Мне не жалко, дорогая,
ешь!
J'adore les animaux.
Tu vois une petite chienne -
ici près de la boulangerie -
sans poils, -
et de moi
je suis prêt à saisir le foie.
Je ne le regrette pas, chérie,
mange!

Vladimir Maïakovski n’a pas du tout exagéré dans le poème « J’aime les animaux« : il adorait les chiens. Son premier toutou était Schenia (Щеня) – un croisement de bâtard avec un setter, qu’il a trouvé dans les environs de sa datcha.

Comme le rappelait son amie Lili Brik: «Ils étaient très similaires l’un et l’autre. Tous les deux avaient de gros pieds, de grandes têtes. Tous deux gémissaient piteusement lorsqu’ils demandaient quelque chose, et ne vous lâchaient pas jusqu’à ce qu’ils l’obtiennent. Parfois, ils aboyaient au premier venu juste pour s’amuser. Nous avons commencé à appeler Vladimir Schen. Il y avait deux Schen desormais – grand Schen et petit Schen ».

Maïakovski n’était pas contre le « surnom » et signait souvent ses lettres « V. Schen ».

Plus tard, il a eu le bouledogue français Boulka, qu’il a amené de Paris et qui accompagnait Maïakovski partout. Boulka était avec son maître le dernier jour de sa vie.


Mikhaïl Boulgakov

Террором ничего поделать нельзя с животным, на какой бы ступени развития оно ни стояло.

(La terreur ne peut rien faire avec un animal, quel que soit son stade de développement.)

Mikhaïl Boulgakov

L’auteur de la célèbre nouvelle « Coeur de chien » (« Собачье сердце« ) au sujet du « chien le plus mignon » transformé en « une telle ordure que les poils se dressent » (c’est-à-dire en un homme lors d’une expérience à l’époque soviétique) était lui-aussi un cinéphile.

À l’époque où Boulgakov travaillait sur la pièce de théâtre au sujet de Molière, la femme de l’écrivain a trouvé dans la rue un chiot hirsute aux grands yeux. Le chien reçut un surnom en l’honneur du serviteur du personnage principal – Bouton, et il est rapidement devenu le favori de tout le monde.

La femme de Boulgakov rappelait «Mikhail n’a jamais pris notre chat dans ses bras – il était trop dégoûté ». Mais il était beaucoup plus amical avec Bouton, et durant ses voyages demandait souvent de nouvelles de ce membre de la famille.


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